Biographie

L a voix sereine et envoûtante, depuis 2007, Vanessa Worou trouble en bien le quotidien des mélomanes togolais qui ne peuvent se passer de son tout premier album « Eké ».« Eké », « Réveil » (en mina, langue du Togo) sonne le glas d’un renouveau musical au Togo. Dans la lignée de Bella Bellow, l’icône de la musique africaine, Vanessa bouscule par sa musique moderne d’inspiration traditionnelle. Elle mélange les rythmes togolais au blues et au jazz. Elle se donne la liberté de conquérir un univers fermé aux Togolais où l’on sent l’ivresse d’une voix d’opéra à la Juliette donnée de l’harmonie aux quotidiens des peuples noirs et blancs.

Sur son chemin musical, elle croise Firmin Amégnon et Venance Agbayissa qui l’ont remarquée respectivement en 1997 et 1998. Ils en ont fait une choriste classique, moderne et de variétés. A ce titre, on la retrouve dans les chœurs entre autres de King Mensah, Fifi Rafiatou, feue Julie Akofa Akoussa, de la chorale « Spes et Gaudum ». Des tournées l’ont amené dans des pays africains comme la Libye, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Bénin, le Burkina Faso… Vanessa Worou ambitionne de se réaliser pleinement en devenant artiste compositrice et interprète.

En 2004, elle interprète Bella Bellow sur l’album « Bénin Passion » Volume 4. Elle se re-met au travail, car du travail jaillit le génie. En 2005, elle fréquente le Centre musical « La Belle Mélodie » de David Cocquerel à Lomé, formation appuyée par le Centre Culturel Français de Lomé. Le chemin est balisé.

En 2007, Vanessa Worou se décide finalement à sortir son tout premier album, « EKE ». Le 3 juin, « Eké » est lancé à la Résidence de l’Ambassade de France au Togo, avec pour tuteurs Son Excellence Monsieur Alain Holleville et son épouse Catherine. Cet album est un succès.Vanessa Worou prend aussitôt dans la presse l’étiquette de l’ « Artiste de la Nouvelle génération » et est comparée à Bella Bellow (à qui elle dédiera fin 2008 la chanson « Ma Bella »), à la Béninoise Angélique Kidjo, à la Gabonaise Annie Flore Batcheillilys et aux chanteuses de jazz dans les cabarets new-yorkais comme Dee Dee Bridgewater, Ella Fitzgerald.